Forme solide et école liquide : comment penser une nouvelle grammaire (architecturale) scolaire

Auteur(s) Béatrice Mabilon-Bonfils
Événement Colloque du CRIFPE
Type Communication orale
Symposium L’architecture et l’aménagement scolaires
Résumé Nous vivons la fin de l’école (Durpaire et Mabilon-Bonfils, 2014) au sens où la forme scolaire est remise en question de toutes parts par des mutations qui en affectent autant la manière de penser, d’organiser et de dispenser les savoirs que la fonction sociale et politique. L’École, hier lieu de définition du sujet discipliné, est aujourd’hui aux prises avec un sujet transmoderne (Bajoit et Belin, 1997). La société change, l’organisation scolaire est affectée par une série de mutations (Meskel-Cresta et al., 2014), mais l’École en tant que forme résiste. Les institutions vacillent, à l’épreuve du pluriel et de la transmodernité. Les modes de socialisations juvéniles se complexifient, les publics scolaires changent. Les savoirs sont bouleversés. Les processus d’inclusion/exclusion prennent le relais des processus de surveillance/contrôle et se traduisent par une identité au travail des enseignants chancelante, un affermissement des modes d’emprise et des ruses adaptatives. La perte d’intelligibilité du savoir scolaire est patente. La forme scolaire est encore aujourd’hui solide et peu flexible, dans sa spatialité, dans sa conception idéologique, tout comme dans son cadre pédagogique et conceptuel est aux prises avec une société liquide. L’école est une forme politique questionnée comme jamais; l’écriture architecturale de l’école en est un indicateur paradoxal. Comment penser le retour du lieu scolaire?
Bloc J217
Durée 30 minutes
Salle